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A Propos​...

Le monde est à la fois génial et tragique.

J’ai pris conscience de cela très tôt dans ma vie et du plus loin que je me souvienne, j’ai ressenti le besoin de l’exprimer.

En premier lieu, à travers les mots, nous apprenons d’abord à parler. Puis à travers la musique. La pratique du violon m’a permis de traduire concrètement mes aspirations esthétiques voir métaphysiques.

Plus tard, j’ai cherché à formuler de manière différente, les émotions qui m’étreignaient. C’est ainsi que j’ai commencé à utiliser la photographie comme matériau. J’y ai ajouté d’autres outils tels que le dessin, la peinture ainsi que la création numérique.

Il n’est pas rare que je combine le tout pour finaliser une œuvre. Je crée un objet ou un paysage en 3D, j’y ajoute des éléments dessinés ou photographiques et je retouche le tout à l’aide de programmes de création graphique sur mon ordinateur.

Lorsque je parviens à exprimer de façon satisfaisante un sujet qui me touche, je passe au stade de l’impression. Je choisis le support qui correspond le mieux, tirage photographique, print sur papier d’art ou collage sur dibond-plexiglass.

Parfois je ressens la nécessité de donner une existence mobile et sonore à mes images. J’utilise alors les outils du vidéaste, animation, film et son.

Comment reconnait-on un artiste ? C’est une question que je me suis très longtemps posée. Le grand photographe français, Yann Arthus-Bertrand, avec lequel j’ai eu la chance de faire un stage à Paris en 2005, m’avait demandé quel était mon style. Un artiste se reconnait à son style, à sa signature. Aujourd’hui je comprends que le style change au fil du temps. Mon style, mon genre, ma démarche, évoluent à la rencontre du monde et de la société.

Léo Ferré chantait « Ton style c’est ton cœur… », cela peut sembler ringard mais je crois que c’est dans cette direction qu’il faut chercher. Un style, un cœur. Un cœur au cœur d’un monde merveilleux ou terrifiant.

Le philosophe roumain, Emil Cioran, titrait un de ses livres « De l’inconvénient d’être né ». Pour ma part, je réponds à ce tragique état de fait, en repoussant à ma façon, les frontières de la réalité.

Du néolibéralisme étouffant, des changements climatiques stupéfiants, de la difficulté à faire partie d’une minorité raciale ou socioculturelle, de la condition féminine, je fais des images. Et ces images sont à mon image. Je veux dire en cela, qu’elles passent par le tamis de ma pensée et de mon existence pour prendre la forme d’un symbole rendant les frontières du réel plus extensibles.

Pourtant, mon travail n’est pas toujours à l’image du tragique du monde. Je m’inspire volontiers de l’esthétique de la joie et de l’allégresse. Un manège dans la nuit, un néon Paradise, des mains ouvertes, la joie d’une fillette sur laquelle s’est posé un pigeon taquin, tout cela m’enchante et me traverse.

C’est dans cette complexité du monde, entre joie et douleur que se situe mon travail. Il me semble que c’est la direction que je vais continuer à suivre.

Voir et donner à voir quelque chose de ce monde et au-delà.